Une abstraction gourmande et incandescente
Le tableau présente une composition abstraite construite par superpositions de larges aplats colorés. La matière est déposée en couches épaisses, raclées, étirées, laissant apparaître les traces du geste. On y voit un dialogue vibrant entre les rouges magenta, les roses saturés, l’orange incandescent et, en contrepoint, des touches vertes et turquoises qui créent des zones de respiration.
La structure semble géométrique — blocs, rectangles, fragments — mais elle reste mouvante, presque liquéfiée par les fondus et les glissements de pigments. Le tableau oscille entre architecture et mouvement, entre construction et dissolution.
On croit y percevoir des formes : une ville déconstruite, un horizon brulant, des pâtes de fruit fondues au soleil ou peut-être le souvenir d’un lieu qui n’a jamais existé — l’image même de ce que la pensée tente de saisir sans jamais le posséder.
"Les pâtes de fruits", acrylique sur toile (2026), PauWu
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